La reconversion professionnelle est souvent associée à une prise de risque. En admettant que ce soit exact, la question se pose de savoir comment s’assurer une forme de sécurité, par exemple au travers d’un plan B. A l’image d’une roue de secours, le plan B permettrait-il de se reconvertir avec plus de sérénité. Je propose de démontrer par A + B que le plan B n’augmente pas les chances d’éviter l’échec d’une reconversion professionnelle.

 

Dans toute reconversion professionnelle, il y a le plan A … avant le plan B !

 

En premier lieu, il faut se poser la question du plan A. En effet, la réussite d’un projet de reconversion est d’abord due à sa solidité. Solidité s’entend en termes de concordance du projet (plan A) avec les préférences professionnelles de la personne.

Une reconversion suppose en effet un changement sur plusieurs aspects de son travail. C’est pourquoi, le premier risque d’échec de reconversion professionnelle réside en réalité dans le plan A. C’est-à-dire que si ce plan A n’est pas solidement réfléchi, il y a de fortes chances qu’il ne débouche sur rien ou qu’il soit une déception. Autrement dit, il n’y a pas besoin de plan B, si on n’a pas déjà fait un travail sérieux pour définir son plan A de reconversion.

Admettons à ce stade que le plan A pour changer de métier soit solide, parfaitement réfléchi et en concordance avec les motivations. Cette hypothèse apporte déjà par elle-même une première réponse sur la prise de risque. Car il n’y a rien de plus sécurisant qu’un projet de reconversion professionnelle qui aura été travaillé avec méthode ! (c’est ce que permet la formation de Primaveras).

 

Parfois, le plan B mène à l’échec de la reconversion professionnelle

 

Néanmoins, cette solidité ne suffit pas toujours à éliminer la peur du risque potentiel lié au changement chez la personne qui veut se reconvertir. On entend souvent « Je ne voudrais pas me priver d’une piste au cas où la première ne marcherait pas ».

On voit donc une forme d’hésitation à s’engager pleinement dans une situation de changement qui comporte une part d’inconnu. Même s’il était solide, on considère que le plan A pourrait faire passer à côté d’une autre expérience de carrière qui serait finalement plus appropriée. C’est à ce niveau que le doute s’installe.

Mais tant qu’on n’a pas essayé, on ne peut pas savoir ! C’est ce qui explique la tentation de multiplier les idées et de suivre plusieurs pistes en parallèle. C’est l’exemple de Cyril, qui explique : « Je suis très attiré par le coaching, mais je me sécurise. Je ne vais pas tout miser sur un seul projet, alors je regarde aussi du côté des emplois dans les RH ».

En vérité, la conséquence de ces alternatives de reconversion sera de conduire à travailler plusieurs projets à la fois. Même s’ils sont proches en matière d’univers professionnel, ils nécessitent chacun de l’attention. Ainsi, la personne en reconversion professionnelle finit par se disperser dans l’action, et dilue l’énergie et le temps consacré au plan A.

Finalement, les chances d’échec d’une reconversion professionnelle augmentent à mesure qu’on ouvre d’autres perspectives et des plans B .… Voici donc le paradoxe : la recherche sécurité par le plan B finit par se retourner contre l’objectif !

 

De ces reconversions professionnelles qui réussissent car le plan A cachait le plan B

 

Alors que faire ? La solution est tout simplement dans la cohérence de l’action. Prenons l’exemple d’un entrepreneur. Un conseil reconnu pour les créateurs d’entreprise est qu’ils se focalisent sur une activité bien précise, pour une cible bien spécifique, avec des moyens concentrés sur une seule stratégie.

Mais ce faisant, rien n’interdit à l’entrepreneur d’ajuster son projet en fonction des circonstances qu’il rencontre à une étape ou une autre. Avec pragmatisme, il doit être capable de changer des options selon ses intuitions ou la situation du marché. L’expérience est ainsi menée sans perdre sa cohérence. Il en est de même lorsqu’on souhaite changer de métier.

Le plan A s’apparenterait à une stratégie qu’il faut déployer en y mettant tous les moyens, sans chercher à suivre plusieurs lièvres (plan B) à la fois. En procédant ainsi, la mise en œuvre du plan A de la reconversion professionnelle fera forcément apparaître des options, des alternatives, ou des variantes.

Prenons l’exemple de cette ingénieur passionnée de pâtisseries. Au départ de sa reconversion, elle s’engage totalement dans la quête de métiers dans ces commerces. Au terme de plusieurs étapes, son plan A se transforme petit à petit et devient un plan B qu’elle n’avait pas envisagé. Elle se tourne finalement vers la fabrication de produits alimentaires biologiques, et y retrouve son goût pour les produits de qualité !

En définitive, le risque d’échec d’une reconversion professionnelle est moins dans la reconversion elle-même, que dans la manière de la gérer. S’engager avec méthode dans un projet pour changer de métier permet de donner à son plan A une forme de sécurité intrinsèque … et de ne pas avoir à envisager forcément de plan B pour réussir cette reconversion.

 


 

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