Une enquête conduite par la Conférence des Grandes Ecoles a récemment mis en avant que les jeunes diplômés étaient aujourd’hui fortement en quête de sens au travail. En effet, 86 % des répondants cherchent en priorité un travail stimulant et en phase avec leurs valeurs, et 52% souhaitent un métier qui serve l’intérêt général de la société. Il est fréquent de pointer les millenials comme porteurs de cette tendance. Mais cette quête de sens au travail est-elle l’apanage de la seule jeune génération ?

Pour répondre à cette interrogation, il est utile comprendre ce qui se cache derrière le terme « sens au travail ». Le mot est de plus en plus utilisé pour exprimer une grande variété de quêtes. En analysant plus précisément les motivations professionnelles, nous observons que chacun y attribue une signification très personnelle, loin d’être universelle.

 

Le Sens au travail : entre finalité et cap

 

Pour certains, le « Sens » est une question de finalité de leur travail. Ils expriment une volonté de relier leur travail aux enjeux sociaux ou environnementaux, et d’avoir un impact positif sur ceux-ci. Cette quête de ce sens-là est motivée par une envie d’aligner ses convictions avec son activité professionnelle. C’est plus particulièrement dans cette signification du « sens » que les plus jeunes générations vont se reconnaître.

Mais la quête de sens au travail ne se limite pas à la recherche de finalité. Pour d’autres salariés, les plus nombreux selon nos observations, le « Sens » soulève une question différente, celle de la direction, du cap que doit prendre la vie professionnelle.

Ceux là manifestent un sentiment de « désorientation » dans le travail. Ils perçoivent plus leur place ou leur avenir professionnel dans un paysage en profond bouleversement. Cela pourrait davantage concerner des salariés expérimentés, après une première étape de carrière, que des jeunes diplômés.

 

La quête de sens chez les salariés plus expérimentés

 

Les mutations du travail sont désormais multiples. Transformation digitale, nouvelles formes d’organisation du travail, transition écologique concernent tous les actifs français. Allongement de la vie professionnelle, ou augmentation des ruptures de carrière touchent peut être davantage ceux qui sont en milieu de carrière.

Cependant, il en résulte pour de nombreux salariés une incertitude omniprésente, une perte de sens et de repères dans la vie professionnelle. Aussi, dans ce contexte mouvant, chacun cherche à se situer : « Quelle sera mon évolution de carrière ? « Comment sera mon futur mode de travail ? », «  Quelles compétences dois-je développer ? »…

Cette quête de sens au travail n’est donc pas réservée aux millenials, si nous portons une observation lucide sur les mutations professionnelles en cours. Tous les actifs et donc toutes les générations sont concernés par la recherche de sens.

Les jeunes générations doutent de leur avenir dans le monde du travail, autant que les plus expérimentés. La différence réside dans le fait que les premiers n’ont que peu de vécu et manquent de recul pour se situer. De l’autre côté, les plus avancés en âge, grâce à leur vécu, savent mieux ce qu’ils ne veulent pas ou ne veulent plus dans leur vie professionnelle. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils savent mieux lever les incertitudes.

 

Une quête de sens au travail finalement transverse aux générations

 

La quête de sens au travail est ainsi le miroir des changements du monde du travail, où chacun cherche son référentiel, que ce soit en début de carrière ou en cours de vie professionnelle. La recherche d’impact positif ou de finalité n’est donc qu’une facette de ces quêtes de sens générationnelles.

Ces tendances cachent d’ailleurs plus profondément des enjeux de nouvelles compétences à développer pour tous. La capacité à savoir dépasser les incertitudes pour mieux vivre en entreprise dans un environnement mouvant devient déterminante.

Pour les plus jeunes comme les autres, la quête de sens suppose de saisir les opportunités, plutôt que d’en subir les instabilités, afin de rester aligné avec leurs valeurs. Les plus jeunes qui entrent dans la vie active avec cette conscience sont toutefois mieux armés pour s’y préparer. Les autres générations doivent à présent apprendre en situation réelle.

Pour autant, globalement, nous ne sommes pas préparés à cette posture. Toutes les générations sont en effet influencées par une culture fortement marquée par le diplôme. Ces diplômes qui nous font perdre ce bon « sens » à nous orienter dans la vie professionnelle !

 

 


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